Céramiste de Mazargues, une nuit sans suite à 54 ans
23 octobre 2026
J'ai quitté la banque il y a trois ans pour ouvrir un petit atelier de céramique à Mazargues, et ce virage tardif m'a rendue heureuse. Veuve depuis six ans, partager mon quotidien ne m'attire plus, mais j'ai gardé le goût des belles soirées. D'où ce souhait : une nuit sans suite auprès d'un amant patient. Ma soirée rêvée : une balade au soleil couchant vers la calanque de Sormiou, un pique-nique avec du fromage de chèvre et un bon rouge, puis le retour chez moi, à la lueur des bougies. De la douceur d'abord, de la passion ensuite, et un adieu tendre au matin. Pourquoi rien après ? Parce que ma liberté me va bien. Décris-moi ton dimanche matin parfait, je suis curieuse.
Quand je suis connectéePlutôt en semaine, quand l'atelier ferme tôt, et parfois le samedi soir si la météo invite à marcher vers les calanques.
Ce qui me plaîtUne marche au soleil couchant, un pique-nique simple, des bougies, beaucoup de tendresse et une passion qui monte doucement jusqu'au milieu de la nuit.
Ce que je ne veux pasQuadragénaires et plus, libres de tout engagement ; la vulgarité, même déguisée en humour, clôt aussitôt la conversation.