Cheffe de gare aux Bénédictins, nuit sans suite de passage
16 septembre 2026
Je travaille à la gare des Bénédictins, sous cette horloge que tout le monde photographie, et des foules de voyageurs pressés défilent sous mes yeux chaque jour. Seule depuis ma séparation, j'habite à deux rues de la gare, et je me suis souvent demandé ce que ce serait de retenir l'un d'eux une seule nuit. Alors voilà : je cherche une nuit sans suite auprès d'un homme de passage à Limoges. Tu descends du train, on boit un verre au buffet, on marche jusqu'au centre par l'avenue du Général-de-Gaulle, on dîne simplement. Si le courant passe, tu ne reprends pas le dernier train. Le lendemain, je t'accompagne au quai, et c'est fini. Pourquoi rien de plus ? Parce que les départs me vont bien. Écris-moi d'où tu arrives.
Quand je suis connectéeSelon mes roulements décalés : fréquemment mardi ou mercredi soir, et un samedi par quinzaine environ.
Ce qui me plaîtUn verre près des quais, une marche dans la ville, un dîner simple, l'excitation d'un inconnu et une nuit qui ressemble à un voyage.
Ce que je ne veux pasSeulement des hommes de passage, jamais un collègue de la SNCF, et toujours une conversation avant tout rendez-vous.