Porcelainière près de la cathédrale, une nuit à 54 ans
20 septembre 2026
Je peins la porcelaine depuis trente ans dans un petit atelier près de la cathédrale Saint-Étienne. Ce travail exige minutie et calme ; côté cœur, je réclame tout le contraire : de l'imprévu. Dix ans après mon divorce, j'ai connu de belles histoires, mais partager mon toit ne m'intéresse plus. Je cherche une nuit à 54 ans qui prouve qu'on vibre à tout âge. On se retrouve dans les jardins de l'Évêché au coucher du soleil, on descend vers la Vienne, on dîne dans un restaurant du bord de l'eau. Ensuite, chez moi, un verre de vin de Bergerac et une musique de jazz. Au matin, tu repars avec une tasse peinte de ma main, en souvenir. Dis-moi quelle couleur te ressemble.
Quand je suis connectéeEn fin de semaine, surtout au printemps et en été, quand les soirées le long de la Vienne s'étirent.
Ce qui me plaîtLe soleil qui décline sur la Vienne, un dîner en terrasse, du jazz, de la délicatesse et une longue nuit riche en surprises.
Ce que je ne veux pasJe ne vois que des hommes libres de plus de quarante-cinq ans, courtois, qui prennent le temps d'écrire avant.