Éditrice des Batignolles, 50 ans, une nuit sans suite
22 septembre 2026
Je travaille dans une maison d'édition de la rive gauche, mais je vis aux Batignolles depuis vingt ans, et je connais chaque banc du square. Six années de divorce m'ont rendu le goût d'être libre, et je compte bien le garder. Ce qui me manque ? Une nuit sans suite qui ait de l'esprit, de la tension, du panache. J'imagine un tête-à-tête dans un bistrot de la rue des Dames, une discussion enflammée sur un roman qu'on a aimé ou détesté, une promenade nocturne dans le parc Martin-Luther-King quand tout est silencieux. Puis chez moi, sous les toits, avec une bouteille de bourgogne. Au matin, un croissant de la boulangerie d'en bas, et tu repars dans Paris. Invente l'incipit du roman que tu rêverais de lire, je te dirai s'il me plaît.
Quand je suis connectéeLe jeudi et le dimanche soir, rarement le samedi que je réserve à mes amis, sauf si la proposition est irrésistible.
Ce qui me plaîtUn dîner en tête-à-tête, des débats littéraires, une promenade silencieuse, du bourgogne et une nuit spirituelle qui devient très charnelle.
Ce que je ne veux pasJe refuse les hommes mariés, les beaux parleurs sans culture et ceux qui confondent audace et grossièreté.