Fleuriste de l'Écusson, une nuit parfumée et puis adieu
22 octobre 2026
Ma boutique est dans une ruelle de l'Écusson, entre deux hôtels particuliers, et j'y passe mes journées les mains dans les pivoines. Séparée depuis un an, je m'accorde une nuit parfumée, et puis adieu. Je l'imagine ainsi : je ferme à dix-neuf heures, on trinque au vin blanc place Jean-Jaurès, on se perd dans les rues étroites, on dîne tard, et on monte chez moi, sous les toits. Je veux une nuit délicate qui devient brûlante, avec des fous rires et des silences. Au matin, je te glisse une fleur à la boutonnière et je te laisse partir. Recommencer une histoire ne m'intéresse pas, je cherche à me sentir vivante. Écris-moi le nom d'une fleur, je saurai si tu es romantique.
Quand je suis connectéeAprès dix-neuf heures, à la fermeture de la boutique, surtout le mardi et le samedi ; le dimanche, je me repose.
Ce qui me plaîtUn verre de blanc place Jean-Jaurès, des ruelles à se perdre, un appartement sous les toits et une nuit délicate puis brûlante.
Ce que je ne veux pasJ'écarte les hommes qui ne savent pas prendre leur temps, les grossiers et ceux qui voudraient revenir à la boutique.